Excursion à Mons et La Louvière...
18 juillet 2026
...découvrir des œuvres d’art belge inspirées par l’idéal communiste et des productions artistiques conçues ou montrées dans le cadre d’un salon d’art et de coiffure
Regards pluriels. L’art belge et l’utopie communiste au XXe siècle (Mons, Musée des Beaux-Arts) nous rappelle que les artistes sont aussi des citoyens qui adhèrent à des opinions et à des mouvements politiques. Un parcours richement documenté permet d’approcher les différentes formes et les tendances picturales investies par des artistes belges proches, sympathisants ou influencés par l’utopie communiste. Si la question du réalisme occupe une place importante dans l’exposition (peinture monumentale, art mural et représentation de la condition ouvrière), le parcours explore également les relations complexes entre surréalisme et engagement communiste, ainsi que les tensions suscitées par l’art non figuratif dans un contexte idéologique polarisé. En réalité, les artistes présentés révèlent une pluralité de positions, de sensibilités et de langages artistiques entre engagement direct, proximité intellectuelle ou réflexion critique sur l’utopie communiste. Parmi tous ces créateurs (Frans Masereel, René Magritte, Kurt Peiser, Roger Somville, Jan Vanriet…), certains figurent dans la collection de notre musée où ils ont fait l’objet d’une exposition (Guillaume Vanden Borre, Jo Dustin, Marthe Velle).
Jean Marchetti, coiffeur, galeriste, éditeur. 50 ans d’images & mots (La Louvière, Centre de la Gravure et de l’Image Imprimée) présente le parcours singulier d’une figure atypique de la scène artistique belge, à la fois coiffeur, galeriste et éditeur. Animé par une curiosité constante et une liberté de regard revendiquée, Jean Marchetti développe dès ses débuts une relation intime au papier et à l’objet imprimé. En 1973, il ouvre à Saint-Gilles un salon de coiffure où il reçoit ses clients un à un, parmi lesquels de nombreux artistes. De ces rencontres naît progressivement une activité d’exposition, donnant lieu en 1976 à la création du Salon d’Art, espace où se croisent des personnalités telles que Pierre Alechinsky, Roland Topor, Kikie Crêvecœur ou Paul Cox, aux côtés de nombreux autres créateurs. Dix ans plus tard, Jean Marchetti prolonge cette dynamique en fondant la maison d’édition La Pierre d’Alun, conçue comme un lieu de dialogue entre écrivains et plasticiens. Chaque publication témoigne de ce désir de créer des objets sensibles, réunissant des auteurs issus d’horizons divers. En montrant des artistes comme Pierre Alechinsky, Jorge Camacho, Jacques Charlier, Paul Cox, Stefan de Jaeger, Camille De Taeye, Jo Delahaut, Erró, Alexandre Hollan, Arié Mandelbaum, Stéphane Mandelbaum, Marcel Mariën, Thierry Mortiaux, Pol Piérart, Reinhoud, Jean Rustin, Antonio Seguí, André Stas, Marc Trivier, Dan Van Severen, Vladimir Velickovic, Jacques Villeglé, Jan Voss, Yves Zurstrassen…, Jean Marchetti se présente comme un passeur d’art attentif et un éditeur d’expérimentation.
Il reste encore quelques places... N'hésitez pas à nous contacter : info@museemarthedonas.be