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Marthe Donas à Genève

25.11.2023 > 21.01.2024

Dès son arrivée à Paris en octobre 1916, Marthe Donas a découvert l’effervescence artistique de Montparnasse et les nouveaux langages issus de l’avant-garde : cubisme, abstraction. Les aléas de la guerre l’entraînent à Nice (1917), où elle rencontre Alexander Archipenko qui va influencer ses recherches picturales.

Les démarches entamées par le sculpteur pour exposer en Suisse débouchent sur une présentation successive de leur travail à Genève (fin 1919). L’«exposition de peintures de Tour Donas» à la Librairie Kundig comprend une quarantaine d’ œuvres récentes (figures féminines, natures mortes) souvent proches du langage plastique d’Archipenko. Le titre de cette première exposition personnelle s’explique par le fait que tableaux et dessins portent une signature qui trahit le souhait de l’artiste - ou la suggestion émise par un tiers - de dissimuler sa condition de femme.

Quelques mois plus tard, l’ensemble des pièces présentées à Genève sera exposé à Berlin (Galerie « Der Sturm »). 

Archipenko entretient des contacts avec quelques figures majeures, qu’il s’agisse de peintres (Van Doesburg, Mondrian, Prampolini) ou de représentants du milieu artistique (Herwarth Walden). Il leur recommande Marthe Donas, qui assure souvent le rôle de secrétaire pour son ami. Celle-ci va s’insérer progressivement dans le circuit de l’avant-garde internationale, en participant notamment à différentes expositions de la Section d’Or.

L’exposition « Marthe Donas à Genève » réunit des tableaux, sculptures, dessins, photos et documents d’archives. L’ensemble permet d’appréhender l’expérience accumulée par Marthe Donas au contact d’Archipenko après sa découverte du cubisme dans l’atelier d’André Lhote.

Les prêteurs

Des prêteurs privées et des institutions tells que Mu.Zee (Ostende), Banque KBL (Luxembourg), 

Informations pratiques

À l’occasion de l’exposition « Marthe Donas à Genève », le MIMDo publiera un catalogue reprenant des œuvres et des documents inédits qui permettront d’affiner la perception de l’artiste, d’éclairer son parcours artistique et de montrer l’influence d’Archipenko sur sa production des années 1918-1919.