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Nous sommes heureux de vous annoncer que le musée Marthe Donas vous ouvre à nouveau ses portes !
Notre équipe s'en réjouit et a tout mis en oeuvre pour vous offrir une visite tout en confort et en sécurité.

Venez donc passer les portes de notre musée aux horaires habituels (jeudi et samedi de 13h à 17h et dimanche de 11h à 17h). L'entrée est gratuite et ouverte à tous!

L'exposition dont vous pourrez profiter se focalise d'une part sur l'artiste éponyme de notre musée, Marthe Donas. Vous y découvrirez son processus créatif la menant de la figuration vers l'abstraction. D'autre part, nous avons le plaisir de vous ouvrir également les portes des salons Bauthier. Vous y découvrirez, d'un côté, d'autres oeuvres de Marthe Donas et aurez également l'opportunité de découvrir 15 oeuvres de l'artiste Guillaume Vanden Borre. 
 
Quelques gestes à adopter quand vous passerez les portes de notre musée:
- le port du masque est recommandé 
- nous acceptons 3 visiteurs en même temps au sein de l'exposition (exception faite des personnes qui vivent sous le même toit)
- nous mettrons à votre disposition du gel hydroalcoolique, n'hésitez pas à l'utiliser
- les gestes barrières seront d'application
 
Au plaisir de vous croiser au musée!


PostHeaderIcon Théo Van Rysselberghe

Vous avez peut-être lu dans la presse qu'une oeuvre de Théo Van Ryselberghe, "A Thuin" ou "La partie de Tennis" a été vendue chez Christies ce 4 juin passé. L'oeuvre a atteint la somme de 5 166 500 euros.
 
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Théo Van Rysselberghe, A Thuin ou La partie de tennis, 1889, huile sur toile
 
Peinte en 1889, "La partie de tennis" plonge le spectateur au coeur de la maison de campagne située à l'abbaye d'Aulne et louée par la belle-famille de l'artiste, les Monnom. Il s'agit de l'un des tableaux néo-impressionnistes les plus emblématiques de la période pointilliste de Théo Van Rysselberghe.
 
Le musée Marthe Donas possède également une oeuvre de Théo Van Rysselberghe. Il s'agit de "La petite dame", un portrait de Maria Van Rysselberghe. 

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Théo Van Rysselberghe, La petite dame, s.d., crayon sur papier vergé

C'est en 1889 qu'André Gide se lie avec le couple Van Rysselberghe. L'épouse de Théo Van Rysselberghe, Maria, sera pendant de nombreuses années l'amie et la confidente d'André Gide. Après vingt ans d'amitié, elle entreprend de consigner au jour le jour tout ce dont elle était témoin, tout ce qu'elle pouvait savoir des propos, des pensées et des actes de Gide: son entourage, la genèse de ses oeuvres, ses prises de position, sa vie intime... Jusqu'aux dernières heures de la vie de l'écrivain, et à son insu, elle emplit ainsi dix-neuf épais cahiers, connus sous le nom Les cahiers de la Petite Dame. Ceci nous éclaire très certainement sur le titre qu'a alors choisi l'artiste pour le portrait de son épouse. 
 
 

PostHeaderIcon Francine Holley est décédée

C'est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès de Francine Holley.
Née à Liège le 23 novembre 1919, cette peintre abstraite belge de grand talent s’est éteinte à Paris dans la nuit du 22 au 23 mai, entourée de sa famille.

Installée à Paris depuis 1946, Francine Holley qui fut élève de Lhote (30 ans après M. Donas), Dewasne et Léger, a su se démarquer de ses maîtres pour s'affirmer dans des compositions pleines d'audace.
Elle a développé une oeuvre abstraite à partir de signes et rythmes qui évoquent souvent la musique qu'elle n'a cessé de pratiquer parrallèlement à son activité picturale. Son langage, basé sur une géométrie souple et dynamique, évoque tour à tour des partitions fantaisistes, les caractères de la calligraphie arabe, des cryptogrammes imaginaires ou encore des structures totémiques.

Comme Marthe Donas, Francine Holley a été l'une des rares femmes de son époque à pénétrer dans le milieu de l'abstraction.


Le musée Marthe Donas lui a consacré une belle exposition en 2018 (La musique du regard). Un catalogue a également été édité lors de cet événement.

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Photographie de Michel et Francine Holley dans les salons Bauthier lors du vernissage de l'exposition
consacrée à l'artiste, 1918 (
©Marco Lavand'homme)

Le MIMDo conserve dans sa collection une oeuvre de Francine Holley: 

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Francine Holley, Forlane* gris, 1993, Encres de couleur sur papier, 28x32.5 cm (© Marco Lavand'homme)


* Nom d'une danse traditionnelle du Frioul 



 

PostHeaderIcon Marthe Donas et André Lhote

 

 Nu cubiste aux bouclettes 1917Donas-photocopie-de-dessin-

André Lhote, Nu cubiste aux bouclettes, 1917,                                   Marthe Donas, reproduction d'une photo ancienne 
mine de plomb sur papier, 30,5 x 20,1 cm                                         de 1917

 

 

Grâce à l'observation de ces deux dessins, le public peut découvrir comment Marthe Donas a profité des leçons d’André Lhote, dont elle a fréquenté l’atelier au début de l’année 1917 et avec qui elle partageait le même modèle, le fameux « nu aux bouclettes » qui lui permet d’adopter un autre langage qui l’engagera dans la voie du cubisme.

André Lhote, extraordinaire et infatiguable pédagogue, travaillait en même temps que ses élèves, côte à côte face au modèle à dessiner. Lorsqu’il corrigeait, il s’installait à la place de l’élève et essayait de rentrer dans le point de vue de celui-ci pour comprendre l’interprétation. Tout concorde : pose, détails anatomiques... et bouclettes (ce sont plutôt de courtes tresses).

 

Marcel Daloze, conservateur du Musée Marthe Donas

 

PostHeaderIcon Une analyse de l'oeuvre "Femme se poudrant" par Jean-Marie Aenderkerk

Femme se poudrant 1918
Femme se poudrant, 1918, huile sur carton bitumé, 100 x 36.5 cm, Mise en dépôt de la Fédération Wallonie-Bruxelles
 

Il s’agit, à tous égards, d’une pièce exceptionnelle.

Par sa date de création tout d’abord: elle est conçue et réalisée à Paris, vers la fin du premier trimestre de 1918. Marthe, dont les ressources s’épuisent, son père refusant de lui envoyer ses économies conservées à Anvers, affronte un des pires hivers des trente dernières années. Sans chauffage, car il n’y a plus de charbon.

Arrivée à Paris vers septembre 1917, venant d’Angleterre, elle a pu trouver une petite chambre à Montparnasse et s’inscrit à deux académies. C’est dans l’atelier d’André Lhote qu’elle «découvre» dès 1918 les premiers éléments du cubisme.

Dès ce moment, elle se lance dans des compositions abstraites ou semi-abstraites. Quelques rares exemples nous en sont parvenus, dont la Femme se poudrant.

Vers fin avril de cette année, elle accompagnera à Nice une dame qui lui demandera, en échange, des leçons de peinture. La température de Paris est restée très largement sous zéro pendant tout ce mois.

L’oeuvre est extraordinaire aussi par sa composition, sa qualité d’exécution et ses matériaux.

Il s’agit, en effet, d’une huile sur balatum représentant une silhouette féminine d’une très grande élégance. Cette œuvre de Donas préfigure sa période «matiériste» (panneaux découpés, collages de matières variées avec trompe l’oeil, peinture épaisse).

La composition et la structuration sont remarquables, mêlant des sections géométriques abstraites et des parties stylisées, comme le visage, le buste ou la main gauche. Le tout dans un grand équilibre.

La surface du balatum est utilisée avec un brio étonnant: l’artiste joue magistralement du «pommelé» de cette surface et en déploie des panneaux rectangulaires aux mille nuances, avec des chatoiements accentués par un léger vernis.

La «destinée» de cette pièce est, elle aussi, absolument unique. Marthe l’exposera, sous le numéro 1326, au Salon des Indépendants, au Grand Palais des Champs-Élysées, du 28 janvier au 29 février 1920. Mais elle la montrera aussi à Genève, auparavant, à la Librairie Kündig en décembre 1919.

C’est une des raisons pour lesquelles cette œuvre nous est parvenue: elle a été envoyée de Genève à Paris, alors que les autres Donas montrés chez Kündig ont été expédiées à Berlin au Sturm: la majorité a disparu.

On verra encore la Femme se poudrant exposée à Bruxelles à la Vierge Poupine, la galerie de Van Bruaene, en avril 1924.

Elle réapparaîtra enfin à la galerie Cheval de Verre à Bruxelles, en décembre 1964. Elle était la seule œuvre d’avant 1960 sur les 33 exposées. Elle y a été acquise par le Ministère et plus tard a fait partie du lot attribué à la Communauté Française en vertu des accords de régionalisation.

 

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Quant au support, il est rarissime: on ne connaît pas d’autres œuvres de Donas sur balatum et il en existe très peu dans la production artistique.

Cela devrait attirer et étonner dans le Brabant Wallon. Car c’est bien Auguste Lannoye qui a mis au point et breveté ce revêtement de sol de pâte cartonneuse, au sein des Papeteries de Genval.

Des notices Wikipedia plutôt sommaires datent l’apparition du Balatum (qui a connu un immense succès en Europe) de 1920 environ. Or le tableau de Donas montre bien qu’il était déjà disponible au début de 1918. La photographie ci-jointe montre au verso de l’oeuvre les lettres BALA.

                                                                                      

                                                                                                      Jean-Marie Aendekerk.        11/10/2018

 

PostHeaderIcon La pensée mauve plus vraie que nature

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Un joli clin d'œil à Marthe Donas, à son musée et à l'exposition Peindre (dans) le Brabant wallon (printemps 2019) dans laquelle figurait La pensée mauve de M. Donas.
 
Cet assemblage nous est offert par un couple de collectionneurs, amis du MIMDo.
 
Vous pouvez également découvrir deux photos (©Marco Lavand'homme) de cette exposition (le tableau "la pensée mauve" se trouve en haut à gauche!)
 
1-Montage Peindre en Brabant Wallon - copie 2
 
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 Heures d'ouverture

Jeudi et  samedi :
                    13h-17h  

dimanche : 11h - 17h

 

Ou sur réservation
0471/21 63 88

TARIFS 2020


Expo dans la chapelle/musée,
vidéo et visite simple :  entrée gratuite

Sur RDV (min. 5 pers. - max. 10 pers.) : 5 €/pp


Expo temporaire thématique : 5 €/pp
Avec visite guidée sur réservation : 7 €/pp
 
 
Entrée gratuite

le 1er dimanche du mois

Pour une visite à Ittre, en passant aussi chez nos partenaires culturels locaux...

Fruit d'une belle collaboration entre le Centre culturel d'Ittre, l'Étable d'Hôtes, l'Heptone, le Théâtre de la Valette , la Chapelle de verre, Musique Class'Ittre, la Tour de Samme, la salle de concert Zik-Zak et la Maison du conte du Brabant Wallon, le Café Truc, ...un florilège de spectacles tout au long de l'année !